Le Canada n'a pas d'équivalent unique à la BS 5837 britannique. Ce qui encadre l'évaluation des arbres dans un contexte de développement, c'est un ensemble : la norme de la Canadian Standards Association, la CSA Z7700, consacrée à l'évaluation du risque et à la foresterie urbaine, et — ce qui détermine réellement l'obtention d'un permis — le règlement municipal.
Le règlement municipal passe avant la norme
À Montréal comme ailleurs au Québec, chaque municipalité a son propre règlement de protection des arbres, avec ses propres seuils de diamètre déclenchant une autorisation, sa propre définition d'une atteinte à un arbre protégé, et son propre barème de sanctions. Un relevé rédigé selon un modèle générique canadien, mais qui ne reprend pas le vocabulaire précis du règlement municipal visé, se fera systématiquement retourner pour compléments.
En pratique : vérifier le règlement municipal en premier, la norme ensuite. Un arboriculteur qui connaît le libellé exact du règlement local avance plus vite qu'un rapport techniquement irréprochable mais mal aligné sur les critères de l'agent municipal qui l'examine.
Une zone racinaire estimée, pas calculée par une formule unique
Contrairement à la BS 5837, qui impose une formule unique pour la zone de protection racinaire, la pratique nord-américaine s'appuie plus souvent sur les recommandations de l'ISA (International Society of Arboriculture) — une zone critique estimée à partir du diamètre du tronc, ajustée selon l'essence et le contexte du site plutôt qu'appliquée comme un multiplicateur rigide. Plusieurs municipalités publient leur propre méthode de calcul dans leur règlement — toujours vérifier si la municipalité a sa propre formule avant de se rabattre sur la recommandation générique de l'ISA.
Ce qui est réellement vérifié
Un agent municipal vérifie surtout la cohérence : l'inventaire des arbres correspond-il au plan du site, le diamètre mesuré correspond-il à la hauteur de mesure exigée par le règlement, et la zone de protection sur le plan découle-t-elle d'un calcul défendable plutôt que d'une ligne tracée arbitrairement.
Ceci n'est pas un conseil juridique — vérifiez toujours le règlement en vigueur auprès de la municipalité. C'est exactement le genre de détail que tree·canopy est conçu pour ne jamais perdre : le relevé garde la hauteur de mesure et l'essence exacte que l'agent municipal va vérifier.